Lundi 8 juillet
Driiiing le
réveil sonne ; ca y est on y est après 8 mois de préparatifs ! Nous
nous retrouvons à l’aéroport de Nantes à 5h30 et faisons connaissance avec
Maud, la troisième aventurière. Après enregistrement des bagages et un peu
d’attente, décollage à 7h20 avant d’atterrir à 8h55 à Madrid…sans petit
déjeuner ! On l’a attendu le pain au chocolat dans l’avion, « petit
déjeuner » figurant sur le descriptif de vol mais… que nenni ! C’est
donc le ventre vide que nos trois acolytes se retrouvent dans un aéroport quel
que peu désert. Ayant de longues heures à tuer nous décidons d’aller jeter un
coup d’œil aux bagages et suivons donc le panneau « bagages ». Jusque
là assez logique non ? Mais le trajet ponctué d’escalators n’était
possible que dans un sens et ne menait…nulle part. Enfin si, à une sorte de
métro sous-terrain, pas vraiment ce que nous cherchions. Après avoir grimpé une
bonne centaine de marches, impasse. L’intrépide Quentin décida alors de
descendre un autre escalator pour voir ce qui se tramait un peu plus bas, mais
chou blanc ; c’est en courant tel un sportif du dimanche matin sur un
escalator à contre sens qu’il remonta, dégoulinant de sueur, le visage
déconfit. Quoi ? J’exagère ? Oui bon un peu !
Nous réussîmes finalement à
entrer en communication dans un espagnol balbutiant avec des vigiles et peu à
peu nous parvînmes à sortir de ce dédale inextricable. Il était 9h45. L’avion
pour Miami ne décollant qu’à 17h, l’attente commença.
L’estomac sur pattes (regrettant
toujours son pain au chocolat imaginaire) se mit en quête de nourriture et…oh,
un Starbucks coffee se dressa devant nous. Bref, nous n’allons pas pousser les
détails à raconter ce que nous ingurgitâmes, mais l’estomac rempli nous
commençâmes à nos occuper : petit bac, lecture de magazines dont je tairai
le nom, sieste…Et finalement, l’heure d’embarquer arriva.
(…)
9h25 de vol plus tard, nous voilà
arrivés sur le sol américain. 20h25 heure locale, 3h25 du matin pour notre
horloge biologique. Un peu fatigués, mais loin d’être arrivés.
L’attente numéro 2
commence ; emmitouflés dans les couvertures que nous avons subrepticement
récupérées dans l’avion, nous essayons de dormir. Euh de nous reposer. Mais la
climatisation étant contre nous, c’est assez transi que nous passons la nuit.
Le chocolat chaud du matin nous aide à réintégrer nos corps et nous voilà
repartis pour la dernière étape…en avion ! Et oui, nous ne sommes pas
encore sur l’île à Vaches, destination finale de notre périple, mais avançons
objectif par objectif !
Mardi 9 juillet
Direction la
salle d’embarquement avant de décoller à 10 h pour Port aux Princes. Deux
heures de vol plus tard nous voilà arrivés. Après une petite frayeur de Quentin
ne voyant pas sa valise arriver, nous sortons de l’aéroport. Enfin !! Il faut maintenant retrouver
Tony qui doit nous emmener aux Cayes, à 4h de là. A la sortie de l’aéroport
nous ne sommes que peu rassurés, beaucoup de monde qui semble errer,
heureusement nous trouvons rapidement notre chauffeur grâce à la magie du
téléphone portable. Nous montons à bord d’un pick-up climatisé (quelle aubaine,
34° dehors) et commençons à rouler. Il semble peu probable qu’il existe
réellement un code de la route ici, le klaxon étant le principal moyen de
passer. Au bord de la route, des femmes qui portent des poids sur leurs têtes,
des marchands de boisson et de nourriture, ainsi que des habitacles assez
insalubres, sans oublier les champs de bananiers et de cane à sucre. Les
véhicules, les magasins, les habitations portent des slogans religieux, la
religion semblant être le ciment de la société. Nous apercevons également des
écoles sur lesquelles nous pouvons lire « L’école est porteuse
d’avenir » ou encore «L’école est une source d’espoir pour l’avenir des
enfants », témoignant d’une volonté
d’instruction, même si une trop faible partie de la population y a pour le
moment accès.
Soudain, une violente pluie
s’abat sur la voiture. Il nous tarde d’arriver et apparemment Tony aussi car il
roule de plus en plus vite sur la route ; Etait-ce Schumacher aux
commandes, on nous aurait menti ? Enfin grâce à lui, nous avons pu
rejoindre les Cayes en sûreté, merci Tony, mais c’est le postérieur crispé que
nous arrivons à bon port !
Hôtel le manguier nous voilà,
mais la réciproque n’a pas semblé vraie de premier abord :
-
Bonjour, nous avons une chambre double réservée
pour la nuit
(Elle regarde son planning)
-
Ah je suis désolé, il n’y a plus de chambre
double disponible, nous vous attendions demain soir
-
…
Heureusement tout s’arrange. Nous nous installons dans notre
chambre, une bonne douche et songeons à prendre un vrai repas ! Nous nous
attablons au restaurant de l’hôtel et après 1 h 30 d’attente, un poisson boucané
arrive dans l’assiette des files, du cabri grillé dans celle de Quentin :
du poisson/de la viande épicé(e), des galettes de bananes plantain et du riz ;
un vrai régal ! C’est le ventre plein que notre journée s’achève dans un
repos bien mérité…et sous une moustiquaire !
Merci de vos nouvelles !
RépondreSupprimerCourage et bisous
J ai hâte de lire la suite et notamment ton arrivée dans l orphelinat de notre amie Sœur Flora. Garde ce regard neuf et pertinent. Fais ton plein d émotions a partager avec nous. Attention a l arrivée d hurricane Chantal qui j espère ne retardera pas votre arrivée dans l Ile! Bises Serge
RépondreSupprimerVoyage éprouvant, décalages horaires, mais vous êtes bien arrivés, c'est l'essentiel
RépondreSupprimerBon séjour, et plein de contacts chaleureux pour vous trois