Comme tous les
dimanches, les habitants se rendent à la messe. Nous n’y allons pas car 2 h de
messe en créole, c’est une expérience certes intéressante, mais pas toutes les
semaines quand même. Nous jouons au memory avec les plus jeunes restés à
l’orphelinat, leur faisons écouter des musiques pour enfants et ils en
redemandent : « une souris verte » écoutée 15 fois de suite,
c’est peut-être répétitif pour nous mais pas pour eux !
Puis, Marco
nous accompagne le long du bord de mer, vers la mangrove ; il fait
vraiment chaud et tandis que les filles pataugent, Quentin s’immerge
complètement dans 5 cm d’eau ! Nous trouvons que l’eau est trop
chaude…mais bon, si vous vous baignez en France à 17 degrés on peut comprendre
que cette phrase ne vous plaira pas.
Après le
déjeuner, Claire et Rudy nous proposent de venir avec eux en bateau. Comme nous
sommes des français bien élevés, nous acceptons ! Nous partons donc
« à la haïtienne », c'est-à-dire à une quinzaine environ (les gens se
greffent vite ici) et commençons par faire le tour des iles. Nous allons ainsi
d’ile en ile, nous arrêtons pour nous baigner ou lézarder (aïe les coups de
soleil ; Quentin va devenir le champion Biafine) et finissons par atterrir
sur une plage où l’eau est turquoise transparent. Nous avons d’ailleurs bien
failli ne pas y arriver, le moteur ne voulant plus démarrer en pleine mer. Puis
peu à peu le jour décline et les bigagnes, des sortes de petits moustiques
commencent à nous tenir compagnie. Ca démange, d’autant que nous sommes un peu
paranos sans anti-moustiques avec nous. Oui mais voilà, nous sommes coincés sur
l’ile en attendant le bateau qui tarde, tarde, tarde à arriver.
Heureusement qu’il n’y a plus de soleil, sinon comment ferait Quentin qui a
perdu ses lunettes ? Petite pensée pour elles qui gisent au fond de la mer
des Caraïbes. Finalement, le bruit du moteur nous redonne espoir, et c’est avec
des haïtiens frigorifiés (il doit bien faire 23 degrés encore pourtant) que
nous entamons le chemin du retour. Ouf, la porte de l’orphelinat n’est pas
fermée, nul besoin d’enjamber le portail surplombé de pics et miracle, il nous
reste des pâtes à manger (bah oui la mer ça creuse quand même !).
Petite précision... tous les haitiens présents dans le bateau ne se sont pas "greffés" mais étaient tous invités car sont des amis proches !
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